Nos décideurs qui avalisent la décision de Barack Obama, saisissent-ils la nuance entre Coalition et Alliance? Ont-ils les moyens militaires et logistiques d'honorer cet engagement? Autant de questions importantes qui interpellent davantage de pondération et de concertation. Il est évident que "Daesh" a un pouvoir tentaculaire qui menace la stabilité politique, sociale et économique de tous les pays. En outre, nous ne devons pas ignorer que la situation de notre chère patrie est critique, que des terroristes, négateurs l'ont dans leur collimateur et que ses efforts pourraient être placés sous de sombres auspices.
Logiquement, les bonnes volontés adhèrent aux projets qui combattent ce fléau et contrecarrent ses desseins, sans restrictions ni réserves. Mais pas à n'importe quel prix non plus. L'Histoire nous apprend que certaines approches atlantiques, mises en place, sous la férule de la Maison Blanche n'ont entraîné que ratages et débâcles. Et c'est un euphémisme! Les exemples de certains pays comme le Liban et la Jordanie sont probants. L'hégémonie, imposée par le triumvirat (Pentagone-Hexagone et Downing Street) Etats unis-France et Grande Bretagne, n'est jamais innocente. Rappelez-vous ce qui s'est passé en 1956, lorsque Jamel Abdennasser a nationalisé le Canal de Suez pour construire le barrage d'Aswan.
En conclusion, nous espérons que la participation à cette coalition ne serait qu'un simple alignement. Ce qui n'ouvrira aucune brèche dans notre souveraineté, déjà fragilisée par les enjeux économiques.
Zouaoui Ali ben Amor