Très jeune, de son Algérie natale, Sofia Boutella s’imagine danseuse professionnelle. A raison. L’enfant possède un don particulier. Des aptitudes singulières. La souplesse, les pas, l’attitude… tout est déjà là. Alors, à l’âge de cinq ans, Sofia prend des cours de danse. Elle apprend les bases du classique, certains mouvements de modern-jazz. Et avec son départ en France, elle se révèle.
Sofia découvre et se passionne pour le hip hop, prend des cours de gymnastique rythmique, rejoint un groupe de break. Son corps se transforme, se muscle à l’extrême. Ses jambes fuselées deviennent son plus grand atout. En 2002, elle est repérée par la chorégraphe espagnole Blanca Li. Sofia obtient alors son premier rôle au cinéma dans «Le Défi». Sa première marche vers le succès.
De Nike à Madonna
Sa prestation dans le long-métrage est saluée par les plus grands. Grâce à elle, Sofia devient l’égérie de Nike. Son visage est sur Times Square, son corps en transe dans une publicité. Et ce n’est qu’un début ! Son rêve se réalise : le monde de la musique s’ouvre à elle; ils veulent tous Sofia sur leur scène. Des propositions de Rihanna, Michael Jackson, Mariah Carey arrivent sur son bureau. Elle accepte de collaborer avec une seule : la reine de la pop, Madonna.
Un rôle inespéré
Cette exposition lui fait passer un cap. Hollywood lui tend une nouvelle fois les bras. En 2012, Sofia obtient le rôle principal dans «Street Dance 2»; le film fonctionne dans le monde entier et permet à la jeune danseuse / actrice de se faire un nom. La preuve ? Deux ans plus tard, elle est engagée pour jouer Gazelle dans «Kingsman : services secrets» aux côtés de Colin Firth et Samuel L. Jackson.
En 2016, à 33 ans, Sofia espère confirmer cette bonne ascension grâce à sa prestation dans le dernier épisode de la saga «Star Trek Sans Limites», signé Justin Lin, avec Chris Pine et Zoé Saldana. Un rôle presque inespéré. Le temps où elle faisait de la danse classique en Algérie semble loin. A force de rêves, Sofia a décroché son étoile.