D’ailleurs, Tarek Dhiab n’est pas à son premier coup. Depuis son investiture, il en a fait une belle collection. Il multiplie les hors-jeu politiques et les passes à l’adversaire. Dans la surface de réparation, ses quelques balles en cloche médiatiques fusent comme une incitation à la violence . N’a-t-il pas recommandé de fouetter les désobéissants, « العصا لمن عصى » ? N’a-t-il pas suscité une énième polémique en prônant « l’ablation de la main » pour sanctionner les voleurs, conformément à la chariâa islamique ? Le Ministre de la Jeunesse et des Sports ne fait ni dans la jeunesse ni dans le sport. Il s’entête à jongler sur la corde raide de la violence, sans que ses mentors ne daignent lui adresser le moindre carton jaune. Match truqué dès le premier sifflet.
En demandant au judoka tunisien de clouer le bec et de casser les reins à Wadii Jerai, n’est-il pas permis de conclure que l’ex N° 10 accuse une conception médiévale des arts martiaux. D’ailleurs, pourquoi Tarek Dhiab adore emprunter les terrains glissants et monter en première ligne pour faire l’apologie de la violence et choisir ses cibles et ses victimes. Avec de tels propos délétères, voire irresponsables, la hache de guerre toujours à la main, Tarek Dhiab n’est-il pas conscient qu’il pourrit davantage un paysage sportif tunisien déjà malsain et non moins corrompu ? Ses Reprise de volée qu’il croit en pleine lucarne rate lamentablement le coche et ternit encore plus l’image de son équipe nationale, à savoir, le team gouvernemental.
D’aucuns ont invoqué l’inexpérience politique du ministre pour justifier ses sorties de route et ses débordements à l’aile droite. Là il ne s’agit pas d’expérience mais de bon sens social et de culture citoyenne, voire même de respect des institutions.
L’ignorance est un naufrage dit-on !