Jeune Afrique : La Fifa a donné le gain du match du 24 mars dernier au Cap-Vert (3-0), alors que la Guinée équatoriale s’était imposée (4-3). Et du coup, la Tunisie va devoir prendre un point pour atteindre le troisième tour…
Nabil Maâloul : Oui, mais cela ne me pose aucun problème. Et quelque part, cela m’arrange. J’adore ces situations, qui permettent aux joueurs de rester sous pression, et donc très concentrés. Ce match, on veut le gagner, car une victoire nous permettrait sans doute, au moment du tirage au sort du troisième tour, de faire partie des cinq meilleures nations africaines, et donc d’éviter certaines grosses sélections. Et puis, malgré tout le respect que j’ai pour le Cap-Vert parce qu’il a atteint les quarts de finale de la CAN 2013, si nous ne sommes pas capables de nous qualifier chez nous, devant notre public, c’est que nous n’avons rien à faire à la Coupe du Monde !
Il y a moins d’un an, la Tunisie avait rencontré les pires difficultés face à la Sierra Leone (2-2, 0-0), pour se qualifier pour la CAN 2012, dans un match similaire. Votre équipe parvient-elle à assumer son rôle de favori ?
C’était il y a presque un an, et je n’étais pas là. Depuis, les joueurs ont évolué, certains ont changé de statut. Et puis, il y a une vraie envie de jouer pour l’équipe nationale, il y a désormais un vrai goût de l’effort. Un groupe se met en place, et j’aime son état d’esprit, comme l’a prouvé le match amical face au Congo (3-0) le 14 août.
Le report à mi-septembre du coup d’envoi du championnat tunisien est-il problématique ?
J’aurais préféré qu’une ou deux journées se disputent. Mais la plupart des internationaux sont en Europe ou évoluent dans des clubs tunisiens qui jouent les coupes d’Afrique. Ce n’est donc pas trop grave.