Question : Quels dispositifs ont été adoptés après l'attentat suicide de mercredi ?
Réponse: La première chose, c'est de savoir gérer la crise. Nous avons mis en place une cellule psychologique pour s'occuper des gens traumatisés. On a aussi mis à disposition des téléphones gratuits pour que les touristes puissent appeler leurs parents, leurs agences de voyages et dire que tout va bien. C'est parfaitement normal.
On a aussi transmis à tous les professionnels du secteur une note pour demander à tous, les chauffeurs de bus, les guides, les employés des hôtels, de faire preuve d'un maximum de vigilance car on ne sait jamais ce qui peut se passer.
Nous parlons aussi à tous les médias, étrangers et tunisiens, pour leur dire tout cela.
Q: Quelles sont les premières conséquences commerciales pour le secteur ?
On est en train de faire la tournée des tours opérateurs et des bureaux de l'Office national du tourisme tunisien pour savoir quelles sont les répercussions. On parle à nos amis pour savoir quel est l'impact.
Pour le moment, je dois dire, il n'y a eu ni rapatriement ni annulations en masse. Il y en a eu bien sûr quelques-unes, mais il s'agit de trois ou quatre personnes maximum.
Q: A moyen terme, quels effets attendez-vous, d'autant que le tourisme tunisien a souffert de l'instabilité depuis la révolution de 2011 ?
Par rapport aux ventes de l'hiver (la saison touristique pour le désert du sud tunisien, ndlr), il y a une réticence. Les gens sont un peu réticents à réserver des séjours, c'est vrai.
Mais pour nous, nous considérons que ça ne peut être que passager, ça va être difficile pendant les prochains jours, après on reviendra à la normale, si Dieu le veut.
L'important c'est d'encadrer les touristes car le terrorisme, ça n'arrive pas qu'en Tunisie, ça arrive partout : en France, en Espagne, au Maroc.
La Tunisie et son peuple sont les premières victimes de cela et nos forces de l?ordre font de leur mieux pour lutter contre ce fléau.